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Transport maritime: transition vers un transport de fret plus propre

Souvent pointé du doigt pour son impact négatif sur l’environnement, le transport maritime a entamé récemment une transition vers un fret plus respectueux. Une impulsion notamment donnée par les chargeurs en lien avec leur démarche RSE.
publié le 10 février 2020

Le transport maritime aujourd’hui

Le transport maritime représente aujourd'hui 90% du commerce mondial . Il représente un mode de transport de fret incontournable face à une alternative aérienne extrêmement coûteuse pour les entreprises et une alternative ferroviaire encore peu développée en termes de routes.

Le transport maritime représente 4% des émissions de CO2 et 10% des émissions de souffre. La faute à l’utilisation de fuels lourds, moins chers et de moins bonne qualité dégageant beaucoup de matières polluantes: CO2, oxyde d’azote, oxyde de souffre et particules fines.

Les acteurs internationaux du transport Maritime Conventionnel se sont engagés à réduire les émissions CO2 du secteur de 50% à l’horizon 2050. Or, une étude récente de l’University Maritime Advisory Services et de l’alliance Getting to Zero Coalition a démontré qu’il faudrait que l’industrie maritime et le secteur de l’énergie investissent pas moins de 50 Mrds$ par an sur 20 ans pour atteindre cet objectif: recherches sur la production de nouveaux carburants et leur stockage dans les ports, nouveaux systèmes de propulsion utilisant des bio carburants, de l’ammoniaque ou de l’hydrogène, nouvelles conceptions de moteurs et coques etc…

La loi Low Sulphur depuis le 1er Janvier 2020: une avancée significative dans la transition écologique du transport maritime mondial.

En attendant, depuis le 1er Janvier 2020, la nouvelle réglementation de l’OMI, l’Organisation Maritime International, impose une réduction par 7 de la teneur en soufre des carburants utilisés dans le transport maritime, passant ainsi d’une teneur de 3,5% à 0,5% de soufre. L’objectif étant de réduire les émissions d’oxyde de soufre (SoX) par les navires et ainsi d’améliorer la qualité de l’air dans les régions littorales.

Cette nouvelle réglementation s’applique à l’ensemble des pays, à l’exception des zones spéciales à basses émissions dites zones ECA (Emission Control Area), dans lesquelles la limite en soufre est de 0,1 % (comme la région Manche-Mer du Nord par exemple).  Source Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire

Pour se conformer à cette nouvelle législation,  les compagnies maritimes disposent de plusieurs possibilités:

  • Utiliser des carburants à faible teneur en souffre (LSFO) beaucoup plus coûteux que le carburant actuel.
  • Utiliser des systèmes épurateurs. 
  • Recourir à des énergies alternatives comme le GNL (Gaz Naturel Liquéfié)

Cela entraîne logiquement des surcoûts que les compagnies maritimes commencent à compenser avec l'introduction d’une “Low Sulphur Surcharge”.

Les projets de cargos à voile se concrétisent

La propulsion vélique apparaît aujourd’hui comme une solution durable et responsable dans le monde du transport maritime. Elle s’inscrit parfaitement dans les démarches RSE des entreprises. C’est également une alternative très attractive de par sa non-corrélation aux variations du prix du pétrole, enjeu crucial pour de nombreuses compagnies maritimes et de nombreux chargeurs au final. Deux sociétés françaises se démarquent sur ce marché:

TWOT

La société bretonne TWOT, premier opérateur français de voiliers de charge, vient d’annoncer la signature d’un premier client , le négociant en vins français Ethic Drinks pour les premiers voyages de son voilier cargo classe Phénix début 2022. L’entreprise s’est engagée sur le transport maritime décarboné de plusieurs centaines de palettes annuelles de vins biologiques vers les Etats Unis.

Le futur voilier cargo de TOWT, d’une longueur de 67,5 m, aura une capacité de 1 000 tonnes et sillonnera l’Atlantique à une vitesse moyenne de 12 nœuds (soit plus de 10 jours pour la traversée de l’Atlantique). Source: Supply Chain Magazine

Néoline et ses Néoliners

En Juillet 2019, la société ligérienne NEOLINE annonçait avoir choisi l’offre de la société Néopolia pour la construction de ses deux premiers navires innovants à propulsion principale vélique. Le 4 février 2020, le groupe Sogestran et sa filiale la Compagnie Maritime Nantaise, ont annoncé qu’ils accompagneraient NEOLINE pour le financement de ses premiers navires et la mise en place opérationnelle de la ligne-pilote.

L’ambition de NEOLINE est de concevoir en lien avec des chargeurs partenaires comme les groupes Renault, Manitou ou Bénéteau des navires de plus grande dimension, de plus en plus proches du zéro émission, adaptés à de nouveaux frets et de nouvelles dessertes. L’entreprise prévoit de commencer par la mise en service de navires-pilotes dès 2022 permettant de réduire de 80 à 90% de la consommation de fuel tout en assurant un service compétitif et efficace. La première ligne de transport prévoit ainsi de relier St-Nazaire à la côte Est Américaine (Halifax/Baltimore), avec deux passages à St-Pierre et Miquelon. 

 

 

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